Iris gravemaker

Crédit photo : Laura Severi 

Après avoir obtenu une licence en psychologie à Amsterdam en 2016, Iris Gravemaker a commencé à s’interroger sur le passage d’une manière de penser intellectuelle et analytique à une approche du monde plus expérientielle et incarnée. Cela l’a amenée à s’intéresser au mouvement d’un point de vue artistique afin d’explorer plus profondément l’expérience physique. De 2017 à 2019, elle s’est formée à temps partiel comme professeure de danse improvisation au sein de l’association Strooom à Amsterdam. En 2020, elle a intégré le programme Dance Intensive à Tanzfabrik à Berlin.

 

 

 

En 2021, elle a poursuivi sa formation à Toulouse dans le cycle de formation avancée pour danseur·euse·s professionnel·le·s Extensions de La Place de la Danse, où elle a pu approcher le travail des chorégraphes Jan Martens, Arno Schuitemaker, Julie Nioche, Sylvain Huc, La Zampa, Patricia Kuypers, Pol Pi, Catherine Contour, Katerina Andreou, Florencia Demestri et Samuel Lefeuvre.

 

 

 

 

 

 

Depuis 2021, elle travaille sur un projet solo dans lequel elle développe une performance qui invite le public à adopter le rôle d’observateur·rice·s, regardant la danse sous un angle différent, depuis une perspective qui n’est soumise à aucune règle écrite ni à aucune forme codifiée de danse. Les spectateur·rice·s regardent un corps en mouvement dans l’espace et, par le simple acte d’observer, se relient à l’expérience sensorielle de leur propre corps.

 

 

 

Par ailleurs, depuis la fin de sa formation, elle a travaillé pour et avec plusieurs compagnies telles que A.I.M.E de Julie Nioche, Verena Schneider, Tidiani N’Diaye, Contremarches, Les Noues et Jeanne Simone. Elle a participé à des projets pour la scène et pour l’espace public en tant qu’interprète, ainsi qu’à des projets participatifs avec des amateur·rice·s. Elle s’intéresse également à l’interface où se rencontrent la danse, le cirque et le théâtre de rue, et à la manière dont ces disciplines se nourrissent mutuellement. Elle recherche des espaces et des projets où différentes disciplines peuvent créer ensemble afin d’atteindre de nouveaux niveaux d’expression artistique.



"Ma pratique en tant que danseuse est influencée et inspirée par Nancy Stark Smith, Steve Paxton, Lisa Nelson et la Judson Church, à travers leur désir et leur capacité à envisager la danse en dehors de ses cadres habituels. Pour moi, l’improvisation est un outil extrêmement exigeant et nourrissant pour nos créations en tant qu’artistes et pour nos actions collectives et communes. C’est un outil qui nous permet d’écrire et d’être précis·e·s, tout en conservant la liberté de jouer avec la spontanéité du moment."