Angélique Pennetier

Je conte depuis l’année 2000. Pour moi, conter, c’est entrer en lien avec les gens, ceux qui écoutent l’histoire mais aussi ceux qui sont dans l’ histoire. Et tout ce qui se dessine dans l’histoire, la nature, les éléments. C’est troublant et très amusant. C’est aussi partager une histoire , ouvrir les cœurs…

 

 Je conte des histoires  pour que l’on se réconcilie avec la nature, je vante les gens de peu, me glisse sous chapiteau de cirque pour y parler d’un rire perdu. J’encourage les entêtés. Dans mes contes on demande la liberté, on rencontre des meneurs de loups, des arbres magiques, on danse avec les étoiles, on réalise des rêves, On est vaillant et courageux! J’entre chez les ferrailleurs et des j’adoucis les cœurs. Je fais jouer mon rôle de magicienne!

 

Et puis, longtemps, j’ai parcouru un chemin chaotique, poétique et magique, celui des Tsiganes. Même si je ne suis pas manouche, je les ai croisés très tôt sur les chemins des bois et ne les ai jamais plus quittés. Chez les manouches, l’oralité est décapante de frayeurs, de mots forts de sens et d’images magnifiques, de drôleries, d’éclats de voix et de gestes si justes, ce qui en fait des conteurs parfaits! Je pense que leurs pas sont plus légers  que les nôtres. Ces hommes, qui ont voyagé sont ouverts à de tels horizons que cela donne de l’espace, de la grandeur, une vérité. Ils ont tant à nous apprendre. Récits de vie des familles, des Drabarni (Femmes aux herbes), fêtes, musiques, ce que j’ai ressenti, vu ou entendu sur les campements ou sur les chemins, remplissent mes histoires.

 

 Je conte seule ou accompagnée de musiciens venant du rock-tsigane, du swing manouche ou des musiques traditionnelles.